Mémoire de psychologie : impact de la psychoéducation

Problématique

Mikael Wajsbrot, étudiant de master de psychologie au sein de l’Université de Lorraine, s’est intéressé à la psychoéducation dans le cadre de son mémoire. Son questionnement s’est orienté vers l’impact de la psychoéducation, et notamment, son impact dans le cadre de la prise en charge de patients bipolaires. Il a voulu savoir si la psychoéducation a un impact sur la prise en charge de patients bipolaires ? En outre, si la psychoéducation a un impact, est-ce positif ou négatif ?

Contexte d’intervention

Lorsque Mikael Wajsbrot est entré en contact avec moi, sa base de données était déjà complète. Cette dernière était composée de 23 individus. Parmi ces 23 individus, 13 avaient suivi un programme de psychoéducation et 10 ne l’avaient pas suivi. Par ailleurs, additionnellement à cette scission, les mesures (échelle de thymie [MADRS , YMRS], échelle d’observance [MARS , EGOMAC]) ont été prises à des instants différents : avant (T1) et après (T2) la mise en place (le cas échéant) de la psychoéducation. L’intérêt est de faire une comparaison entre les populations : il y a-t-il des différences entre les populations ? Parmi la population bénéficiant de la psychoéducation, il y a-t-il des différences avant et après la mise en place de la psychoéducation ?

Traitements statistiques

Statistiques descriptives : cela a parmi de comparer les deux populations sur des critères sociodémographiques ainsi que sur leur parcours de santé.

Comparaison des échelles dans le temps – le test de Wilcoxon : ici, le but était de savoir si l’introduction de la pyschoéducation influençait les résultats obtenus sur les différentes échelles. Trois tests de Wilcoxon ont été effectués : le premier sur l’ensemble de la population, le deuxième sur la population psychoéduquée, le dernier sur la population de contrôle. Le but était de vérifier un éventuel impact de la psychoéducation tout en écartant la possibilité d’une évolution naturelle indépendant de la psychoéducation.

Comparaison des échelles entre les populations – le test de Mann-Whitney : en nous basant sur les résultats obtenus à T2, nous avons comparé les deux populations afin de savoir si la psychoéducation avait eu un impact.

Relations entre les échelles – corrélation de Spearman : en théorie les échelles de thymie et d’observance connaissent une corrélation négative. Nous avons voulu vérifier cette corrélation au sein de notre population. Cela s’est fait au travers de trois étapes : la première englobait toute la population, la deuxième uniquement la population psychoéduquée, la dernière la population de contrôle. Cela a permis de voir si la (non) confirmation de la corrélation pouvait être induit par la psychoéducation.

Remarques

J’avais émis quelques remarques à M. Wajsbrot sur la pertinence des résultats. En effet, comme nous avons travaillé sur un ensemble d’individu restreint, les résultats des tests restent relatifs. Dans un premier temps, une particularité individuelle aura beaucoup plus d’impact sur les résultats. Secondement, la taille restreinte nous a empêché de faire une sélection des individus afin de respecter les proportions selon des critères sociodémographiques ou de parcours de santé.